Comment passer au bio sans se ruiner ?

Comment passer au bio sans se ruiner ?

Aujourd’hui plus que jamais, le besoin de passer au bio, de manger sain et naturel se fait sentir. Bien plus qu’une simple tendance de consommation, cela relève d’un véritable engagement écologique et environnemental. Mais il s’agit surtout d’un choix judicieux vers une santé de fer ! Il existe cependant, cette idée reçue selon laquelle le bio c’est systématiquement des produits hors de prix. Désireux de passer le cap, mais tu te demandes combien ça va te coûter ? Pas de panique, les conseils pour adopter le bio sans se ruiner, c’est par ici !

Passer au bio : pourquoi au juste ?

Sans exagérer quoi que ce soit, passer au bio représente un acte noble de préservation de la nature pour les générations futures. Que ce soit sur le volet environnemental ou sanitaire, il n’est désormais plus possible d’occulter les effets délétères de décennies de pratiques agro-alimentaires qui ont prévalu jusque-là. En plus de détruire à rythme effroyable de nombreux écosystèmes, nos habitudes alimentaires ont grandement compromis notre avenir et celui des enfants qui viennent après nous. Entre déforestation, extinction d’espèces entières, intoxications dues aux pesticides, maladies chroniques développées par toute une génération ayant consommé tel ou tel produit, la liste est extrêmement longue. 

En consommant bio, vous obligez les producteurs à passer à des techniques de production respectueuses de l’environnement. En effet, pour prétendre à l’un des labels de production biologique, un produit doit respecter scrupuleusement une réglementation très stricte. Puisqu’ici, nous parlons de cuisine saine et facile pour toute la famille, passons à la loupe les différents engagements écologiques des produits comestibles labellisés bio.

Engrais chimiques et fertilisants industriels, tous ces éléments sont rayés de la chaîne de production bio. L’on mise sur des rotations de culture pour laisser respirer le sol et le nourrir comme il faut ; l’on se tourne vers les engrais verts et le compost biologique pour fertiliser le substrat ; l’on compte sur les bactéries, les oligo-éléments et la biologie souterraine pour rendre la terre plus productive.

Aucun élément chimique ne viendra nuire ni à la qualité de l’eau et du sol, ni à l’équilibre de la faune et de la flore naturelles. Même les nuisibles sont traités de façon naturelle : on introduit par exemple dans les cultures, un écosystème naturel permettant de les éradiquer. De cette manière, on obtient un processus de production  100% naturel qui maintient l’identité génétique de la plante. Exit les OGM !

La production bio touche également l’élevage des animaux. En pratique, cela se traduit par des espèces élevées en plein air qui se nourrissent d’un pâturage bio pour les herbivores, de petits insectes naturellement présents dans le sol pour les insectivores, etc. Le cycle de reproduction naturel est maintenu, même si cela prend plus de temps.

Au-delà de ces techniques, la production biologique table surtout sur le circuit court entre les producteurs et les consommateurs. Cette démarche permet en amont de valoriser à juste titre les paysans locaux et de pousser au maximum la consommation de produits frais, en aval. Et bien évidemment, avec un impact des plus bénéfiques sur notre quotidien : une alimentation saine, une santé de fer et un mode de vie plus écolo !

 

Passer au bio : les astuces pour ne pas se ruiner !

Maintenant que nous avons fait le tour du bien fondé de l’alimentation bio, découvrons ensemble comment faire pour que tu n’aies pas à casser ta tirelire.

Astuce 1 : On mange de saison !

Tu as sans doute remarqué que les barquettes de fraises sont très abordables en juillet, mais beaucoup moins en mars-avril ? Nul besoin d’être un génie pour comprendre que cela est lié à la saison de récolte de ces fruits rouges. En mangeant des fruits et légumes de saison, tu économises beaucoup sur le coût de tes courses.

Bien évidemment, même au rayon frais, certains produits peuvent ne pas résulter d’une production biologique : il faudra que tu te tournes vers les emballages portant une certification. Il y en a une bonne trentaine, mais autant que possible, choisis du 100 % bio. Inutile de se leurrer : ça coûte plus cher que les produits qui ne proviennent pas d’une agriculture biologique, mais en choisissant des produits de saison, tu réduis considérablement ta facture.

Toujours dans cette optique, certains outils comme par exemple kimbino, permettent de découvrir les produits de saison en promotion dans les supermarchés près de chez soi.

 

Astuce 2 : On achète en vrac !

Quitte à se décider à passer au bio, pourquoi ne pas être cohérent avec le concept et adopter un comportement éco-responsable ? Sur ce point, je te conseille d’acheter en vrac : tu ne prends que la quantité qu’il te faut, tu réduis l’usage des emballages, car tu peux mettre différents produits dans un même sac, et tu contribues à ta hauteur à la réduction du gaspillage alimentaire.

Tu noteras en plus que les produits en vrac sont beaucoup moins chers que ceux qui sont déjà emballés. Tu ne seras pas distrait par l’effet packaging, l’emballage qui agit comme un beau discours pour te détourner de l’essentiel. Autre avantage de l’achat en vrac : tu peux tâter, tester et constater par toi-même la qualité des produits. Tu ne risques plus de te faire avoir, tes sens avertis œuvreront pour toi et ta cuisine !

 

Astuce 3 : On privilégie le circuit court

Notre objectif, rappelons-le, consiste à acheter du bio sans dépenser une petite fortune. Les circuits courts s’inscrivent justement dans une démarche économique dans la mesure où ils permettent de réduire les intermédiaires. Sais-tu que pour arriver dans les rayons de supermarchés, les produits passent par plusieurs prestataires ? Ce qui a tendance à gonfler les prix, car chaque intermédiaire cherchera à faire des bénéfices à son niveau.

Certains supermarchés se sont mobilisés pour devenir des producteurs commerçants afin de réduire justement les intermédiaires en collaborant directement avec des agriculteurs et des pêcheurs. Non seulement cela augmente nos chances d’obtenir des produits frais dans notre cuisine, mais cela réduit immanquablement la facture de l’épicier.

Et au cas où tu l’ignores, sache que les producteurs sont de plus en plus nombreux à vendre directement leurs produits sans passer par des supermarchés ni des intermédiaires. Cette approche de proximité peut se matérialiser directement dans leurs fermes ou au marché local. Si tu doutes de l’origine des produits, il ne faut pas hésiter à demander la certification bio : un producteur engagé dans l’agriculture biologique ne cachera nullement son label.

Astuce 4 : Du fait-maison, encore et toujours !

Acheter des plats à réchauffer ou se mettre derrière les fourneaux ? Certes, le premier permet de gagner du temps, mais il suffit de lire l’étiquette mentionnant la liste des ingrédients pour voir que ces plats sont remplis de substances chimiques. Et pour couronner le tout : ils ne sont pas toujours donnés !

Le fait-maison s’impose alors comme la solution idéale pour combiner tes envies de manger de bonnes choses sans pour autant compromettre ta santé. À déguster en solo ou avec tes proches ! Puisque tu sais déjà où trouver des ingrédients bio, il faut juste un peu de volonté pour faire des prouesses dans ta cuisine. Et si tu n’as pas le temps pour te mettre derrière les fourneaux chaque soir, je te recommande vivement le batch cooking. En gros, tu cuisines en une fois plusieurs repas pour la semaine.

Astuce 5 : Et pourquoi ne pas planter et élever chez toi ?

Si tu as la chance d’avoir un jardin ou un balcon, pourquoi ne pas essayer un petit potager bio chez toi ? Avoir son propre potager est un excellent  moyen de faire des économies. Tu pourrais commencer par planter quelques pieds de légumes ou des fruits voire même élever quelques têtes de volailles si ta propriété est assez spacieuse pour cela.

Cependant, autant dire les choses : tout le monde n’a pas la chance d’avoir une main verte et se mettre à l’agriculture n’est pas une mince affaire. Cela demande du travail, mais tu pourras en faire une distraction.

 

Passer au bio : une étape à la fois !

Passer au bio sans se ruiner, c’est une décision radicale à prendre, mais cela ne se fait pas du jour au lendemain. Tu pourras être tenté(e) de tout chambouler en une journée, mais pour que cela puisse s’inscrire dans la durée, il faut y aller progressivement. Mais note bien une chose : passer au bio, c’est la meilleure décision que tu puisses prendre pour toi, tes proches et même pour l’environnement !

Article invité écrit par stéphane Marin

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